DERNIERE PARUTION

CE QU’ELLE VEUT DIRE

récit
éditions Chèvre-feuille étoilée, collection ‘D’un espace, l’autre’, 2015

 

« À mon amie Ginette Haffreingue

dont les paroles ont donné naissance à ce récit,

vrai en tout point au moment de la confidence.

Elle est ma source, ma sœur,

mon modèle de ténacité et de fidélité.»

1ère de couv Ce qu'elle veut dire

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Françoise Renaud recueille ici ce qu’elle veut dire. Elle, l’amie jamais nommée dans ce récit, mais représentée par ce pronom si « personnel » et universel à la fois. Elle, humaine, ni plus, ni moins…
Se sentant accompagnée et soutenue par l’écrivain, elle raconte, fouille son histoire pour comprendre. Peu à peu elle pénètre la broussaille, progresse à cœur.
Toujours la présence insistante de la mort qui ramène dans le camp de la vie et rallume les lampes sur les berges du fleuve.
La seule parole qui tienne est entrain de s’écrire. La vérité est dans le livre… dans le livre…

CONFIDENCE

« J’ai connu Ginette un jour de juin 1998. Elle était professeur de français et elle accompagnait ses élèves à la rencontre des écrivains dans un salon du livre. Après des années chaotiques, pressée par une mauvaise maladie récidivante, elle est venue frapper à ma porte. C’était en décembre 2012. Elle m’a demandé d’écrire son itinéraire, poussée par le besoin de laisser trace à ses descendants et de fouiller son histoire.
Un projet délicat et difficile. La plupart de mes livres allant dans ce sens — le sens de l’intime —, j’ai pensé que je pouvais y parvenir. Alors je lui ai dit oui .
Bien sûr, j’ai fait de mon mieux pour satisfaire son besoin de dire, de vivre encore. »

 

EXTRAIT

Dans le salon la lumière est blanche. Elle ne mord pas, diffuse doucement à travers les rideaux brodés rapportés d’un voyage au Vietnam, il y a des années de ça. On sent l’hiver dehors, le repos des arbres et de l’herbe. Espace immobile comme s’il gelait.
Deux teintes pour les rideaux : l’une très claire en milieu de fenêtre, l’autre ambrée sur les côtés, presque dorée. Des broderies plus riches sont regroupées dans la partie basse, produisant un effet chamarré. Motifs géométriques et floraux mélangés. De toute façon elle ne supporterait pas une lumière trop vive, trop affirmée. Elle a besoin de doux, de lueurs calmes, de rideaux tirés pour gommer le champ trop grand du ciel. Son temps n’est pas encore compté. Enfin, pas tout à fait.
Elle s’attache à le croire.

LE COMMANDER :

éditions Chèvre-feuille étoilée

 

MIDI LIBRE, 21 février 2015

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