Archives par mot-clé : mis-en-avant

Chemins d’Artistes, Saint Laurent le Minier, 21 & 22 juillet 2018

Belles rencontres en tous genres, amis (venus de loin) et personnes inconnues, enfants et grands enfants, amoureux de livres ou non, intéressés ou non… ils sont passés dans mon jardin préparé pour l’événement au cours de ces deux journées chaudes.  Vidéos à découvrir au bord du bûcher, citations à lire accrochées à l’olivier, textes à entendre… la chatte n’en a pas perdu une miette ! La catastrophe de 2014 a encore été de nombreuses fois évoquée tout comme la renaissance des jardins.
Quinze autres artistes (peinture, dessin, création couture, travail du cuir, travail de forge, bijoux…) ouvraient tout comme moi leurs ateliers, leurs courettes, leurs caves, leurs maisons. Bel événement dans un village qui se reconstruit patiemment.
FR

 

    

    

 

 

Rencontre sur les lieux du roman, 16 juin 2018

L’idée d’inviter des lecteurs sur les lieux du roman était vraiment belle. Ils avaient lu Retrouver le goût des fleurs, ils avaient envie d’évoquer leur traversée, leur rapport aux personnages. Alors ils sont venus jusqu’ici, ils ont vu. Et ils ont sorti leurs notes. Ils ont dit combien ils avaient été embarqués, combien le style était libre, combien l’intrigue soulevait des questions majeures, comme l’influence du lieu sur le déroulement de la vie quotidienne et intime.

Le partage a été réussi. Café gourmandises sous le cerisier. Rencontre lectures vidéos au frais du salon d’été. Et puis longue marche en nature dans la petite vallée (sinistrée par les eaux il y a quatre ans, portant encore les stigmates de l’événement). Il faudra recommencer…
 

L’un d’eux a laissé lui aussi des mots… Les voici…

Oui hier s’est enfui, mais je sais maintenant…

La solide maison arrimée à son jardin gagné sur la pente de la vallée étroite.

Le jardin de fleurs, de légumes, de fruits et de poules.

Objet de toutes les attentions d’un couple d’amoureux.

 

L’ombre du feuillage du cerisier aux dernières cerises trop mûres.

Le murmure du ruisseau.

Le coassement des grenouilles pressées de s’accoupler.

 

Nos mots, nos sourires, notre gourmandise partagés

en ce jardin de paisible nature.

 

Paisible !

Il suffit que l’orage paresseux s’installe trop longtemps plus haut

et la vague emporte les pierres agencées par des générations.

Les pierres des murs qui soutiennent la terre des jardins.

Les pierres des maisons qui protègent les vies.

Les pierres des ponts qui permettent l’autre rive.

 

Fin du fragile pacte avec la nature.

Impermanence des bonheurs aussi légers que la terre arrachée par les eaux boueuses.

 

Les jardiniers reprennent en main la vie qu’ils cultivent en puisant l’eau pure de la rivière.  

Des fleurs, des légumes, des fruits pour se sentir vivre pleinement.

Soucis des graines pour demain.

 

Jardin d’harmonie pour laisser pousser les mots qui donnent le nécessaire.

La force de l’amour et de la vie.

La fragilité des pierres posées que le torrent peut emporter à tout moment.

 

 

Café littéraire, Montpellier, 10 avril 2018

Médiathèque Rosa Parks, hier soir à Montpellier, Régine Seidel recevait ses deux invités pour le café littéraire d’avril : le chanteur-compositeur méditerranéen, Jacques Barthès,  et moi-même, plutôt océanique.
Une improvisation en toute liberté entre chant et lecture autour du thème de la mer, de l’eau qui tombe du ciel et du paysage.

On peut lire l’article de Marc Ely sur IDHERAULT.TV

Photographies : Louise Imagine

Vidéo de Marc Ely