Quelle idée originale de la municipalité de Bénévent l’Abbaye de proposer ce parcours commenté conduit par le Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine et soutenu par l’office de tourisme Monts et Rivières Ouest Creuse.

Il est d’abord question d’une œuvre réalisée par le plasticien suisse Christian Robert-Tissot, structure métallique installée depuis début mai dans les jardins de la Maison des Patrimoines.
J’y vois une sorte de parallèle à l’abbatiale romane dont la masse se révèle en arrière-plan comme en transparence.
L’œuvre interroge sur la présence de la lettre et du mot dans l’espace du village. En l’occurrence 11 lettres pour 2 mots : GRAND PUBLIC, pareils à une interface qui met en relation l’espace du jardin avec le corps qui marche, les matière et forme de l’œuvre et le sens même de l’expression ici proposée.
L’œuvre est-elle réellement « grand public » ? Simple clin d’œil de l’artiste ?



La visite de l’abbatiale pourrait paraître sans cohérence avec ce début de parcours. Elle s’annonce pourtant comme un prolongement naturel, nourrie par le récit de sa construction et de ses transformations successives.
On nous fait observer l’espace troué au niveau de l’oreille de Saint Barthélémy sur un des vitraux de la façade sud. Le soleil s’y faufile le 27 décembre à 13 h pour dessiner un arc de lumière au-dessus de l’enfeu où repose un gisant sous sa dalle de pierre encastrée dans le mur. Je note la date dans mon agenda…
En résumé, les deux œuvres, l’une ancien prieuré du XIIe siècle,
l’autre métal et béton du XXIe,
se côtoient et apportent une résonance particulière à cette belle esplanade des tilleuls…



Juste en face, la Maison des Patrimoines accueille des ateliers d’artistes et d’artisans et propose animations et nombreux expositions au fil de la saison.


Merci à nos trois guides, Barbara Deuzadye du Frac Artothèque, Justine Bataille de l’office de tourisme et Marie Jozwiak de la Maison des Patrimoines, qui ont su nous intéresser
et nous enrichir. Elles ont été formidables…

Le prolongement du parcours par une visite de l’abbatiale permet à l’oeuvre d’art, aussi par sa situation dans les jardins, de tenir lieu, il me semble, de passerelle par delà le temps vers ces artisans qui réalisaient un travail bien souvent ésotérique. Merci Françoise de nous avoir fait participer à ce parcours…
Tu as raison d’évoquer les nombreux artisans qui ont œuvré au 12e siècle sur de tels ouvrages, et pendant des années, dans des conditions forcément difficiles…
Ces bâtiments-là sont impressionnants de stabilité, de solidité, et ils occupent toujours le cœur de nos villages… et même de nos villes…
Eh oui, un grain de malice bienvenu au moment de faire confiance au « grand public » et l’invitation bienvenue aussi à voir comment des gestes de maintenant tendent le miroir à des gestes anciens, ou l’inverse…
c’est ça, c’est comme une mise en miroir à des siècles de distance…
merci Philippe pour ton passage par ici
Belle restitution de ta part pour cette découverte et visite commentée dans une ambiance sympathique. Comme à l’accoutumée tu as su agrémenter cela par de belles photos. Merci.
oui, il faut faire part de ce type d’événement, simple et original à la fois, qui nous a donné à réfléchir et nous a appris une nouvelle façon de « regarder »
merci à toi, Bernard, de m’y avoir accompagnée
Merci Françoise de partager cette visite commentée. le parallèle entre l’art contemporain et l’abbatiale, tes mots, tes photos nous transportent avec ravissement…
merci à toi l’artiste de t’intéresser à ce moment partagé que j’ai tenté de restituer…
en tout cas c’était vraiment une expérience originale et chouette