Décidément ce n’était pas la bonne option de couverture — à réception de l’exemplaire-test, j’ai été déçue.
L’image prise pendant la floraison des cytises était belle mais ça n’a pas « rendu » comme je l’espérais. Ce fouillis végétal rendait le livre trop difficile à identifier. Il fallait travailler encore. J’ai passé plusieurs jours à réfléchir, chercher, essayer, tout ça pour finalement me déterminer sur une image simple, issue elle aussi de mes jardins mais transformée.
Il s’agit de tiges montées en graines toutes prêtes à se disséminer dans le monde. La pureté des lignes est en accord avec la simplicité (apparente) du poème japonais, en accord surtout avec l’émotion et la notion d’instant qui passe et contient passé présent et avenir. Pas besoin de couleurs sinon l’ocre de la terre pour frapper le mot dans la page.
Enfin, vous verrez bien, n’est-ce pas ? Promis, je vous en dis davantage la prochaine fois…

Photographies, ©françoise renaud, 2026
« La pureté des lignes…en accord avec la simplicité (apparente) du poème japonais » : c’est exactement ce que l’on ressent devant cette couverture à l’invite prometteuse.
Puissance de la graphie tout en ocre bien en place sur le fond choisi (bien meilleur en effet que le précédent), originalité du vertical rehaussant l’entité-même de ce « Haïku » qui claque aux yeux.
Je ne sais par quel autre verbe traduire l’attraction du mot qui fait titre !
Grand merci d’avance, chère Françoise.
Cette explication me donne la clé pour mieux lire la couverture de ton recueil et me met l’eau à la bouche dans l’attente de découvrir les pages internes et tous tes bourgeons de poèmes prêts à essaimer tes émotions.