
Le pays d’enfance est une merveille de pays.


La saison d’automne est incomparable en lumières,
bleu de la mer apparenté à celui du ciel.
Pas un touriste, quelques promeneurs tout au plus,
et un coefficient important de marée
entraînant l’eau très loin, dévoilant des régions secrètes
et ouvrant des passages inhabituels.









« Je me souviens.
C’était le 12 février 2010, officiellement l’hiver, et tout le confirmait. Une vague de froid avait déferlé sur la France jusqu’en ses bords de mer généralement épargnés au point qu’en matinée, la côte de Jade avait connu elle aussi une belle averse de neige.
Je m’y trouvais de passage, en visite chez mes parents. Et c’est au lendemain de cette neige éphémère que j’avais assisté à une scène brève, un lever de soleil dont la splendeur —simple, essentielle — s’était vissée dans mon cerveau, impossible à oublier. J’avais alors mesuré l’ampleur de mon attachement à ce pays de mer qui s’était imposé à ma porte et la sensualité des éléments qui le composent. »
(premières lignes de L’emprise de l’océan, CLC éditions, 2014)








Beaucoup d’images dans mon bagage, difficile de choisir…
Photographies ©françoise renaud, septembre-octobre 2026