PRIEURÉ DE CÉZAS (30) | exposition NICOLE DUFOUR | 4 septembre 2026

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J’avais calculé mon voyage depuis le Limousin pour débarquer là-bas à l’heure du vernissage.
Je n’avais pas prévu une route aussi périlleuse à partir du Vigan
pour rejoindre Sumène, puis Cézas.
Un maquis dense, des lacets dans la roche fragile à donner le vertige.
Surtout ne croiser personne…

Je déniche finalement le prieuré Saint Martin après 12 kms dans le désert.
Il faut grimper le chemin pour atteindre le site. Pas de bruits.
J’espère qu’il y a quelqu’un.

La porte de l’église est ouverte. Ne me reste plus qu’à entrer…

L’expo est belle dans cet espace du XIIe siècle.
Et Nicole n’en revient pas. Ma visite n’était évidemment pas annoncée — c’était une surprise.
Un drôle de beau moment qui restera dans nos histoires.

Je redescends par La Cadière.
Le GPS ne marche pas. Décidément hors du temps.
La route serpente à travers d’impressionnants bancs calcaires très blancs.

J’atteindrai mon ultime destination à 8 h du soir.

Photographies ©françoise renaud, septembre 2026

Cet article a 4 commentaires

  1. Huguette Albernhe Giordan

    Sumène et ses environs fréquentés il y a si longtemps. La forêt de Sumène, un lieu magique et intime à la fois.
    L’exposition étrange, sauvage de Nicole Dufour dans ce prieuré isolé du monde me « rebranchent » à un passé très émouvant pour moi.

    1. françoise

      Ton commentaire en ajoute au côté fantastique du lieu et me touche énormément…

  2. Catherine Koeckx

    Trop chouette ce petit « compte rendu » d’une belle surprise. On sent le léger stress sur le parcours mais la récompense était au bout du chemin !
    Étrange ces sensations hors du temps ou de déconnexion que nous avons tous alors qu’avant elles nous étaient naturelles…

    1. françoise

      A un moment donné, il semble qu’on est sorti de la carte pour rentrer dans le domaine du sauvage, du non-répertorié…
      Bien étranges sensations en effet alors qu’on se faufile dans ces zones qu’on imagine impraticables en temps de neige ou d’épisode cévenol.
      Les masques de Nicole nous surprennent et nous réconcilient…
      merci Catherine pour ta curiosité !

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