Toujours un si grand plaisir d’y être publiée dans ces carnets et d’y retrouver de nombreux amis, surtout des amies d’ailleurs comme Helena, Caroline, Anne, Fabienne, Nathalie, Catherine, Laure, Milène et les autres…
PROPOSITION D’ÉCRITURE
Tout près, le bord des yeux, soulevant tes paupières, redonne vif de toi, quand
dansent et tournoient les artistes qui laissent ici coin de terre virtuelle
les sons inattendus, fleuves et cours d’eaux prêts à rompre les balises, les cordes,
les soupiraux… sont là pour souffler sur la lune en pleine brassée de mer,
des Veillées, des veillées, des veillées, moments hors-terre, veillées de pluie et
oublis dans la chair, à noircir les mains, les gouffres de chauve-souris, pour insuffler
l’envie de secouer les tissus de peur et de colère.
Chez les Antillais, peuple d’origine africaine, la fonction de la mémoire est liée à l’oralité. Pendant la période de la traite, les esclaves antillais sont parvenus à se rattacher à leurs racines africaines en créant la langue créole pour pouvoir communiquer entre eux. C’est la nuit, après le travail dans les champs de canne, que l’on se transmettait l’histoire des généalogies, d’où l’expression « parole de nuit ». Cette « parole de nuit » a fourni la base de la désaliénation de l’esclave; elle a permis à l’Antillais de résister au système d’assimilation mis en place par le colonialisme.
Édouard Glissant, in « Écrire la parole de nuit », La nouvelle littérature antillaise, Gallimard Folio Essais, 1994.
accéder au carnet de création ici

EXTRAIT de mon texte SAUVAGE
dans le pays loin des villes,
le champ de ciel est infini,
les forêts toutes serrées
dans l’immensité du sauvage,
les créatures n’ont de crainte
sinon celles de leur espèce
elles vivent dans le frisson du soir,
de loin reconnaissent les chasseurs
et leurs meutes impatientes
[…]
Dans ce numéro, les contributions de Milène Tournier, la compositrice Marion Bourdier, la chorégraphe Laurence Dubois et la poétesse Zohra Mrimi,, le feu de Saint-Jean de Christine Gudin, la metteuse en scène Véronika Viviane Dimicoli, les auteurs Marie Berchoud, Mokhtar El Amraoui, le violoncelle d’Yvan, Edouard Glissant, Simone Schwarz-Bart, les errances de Perrine Le Querrec, Hélène Gaudy, Nathalie Holt, Caroline Diaz, Gracia Bejjani, Laure Humbel, Catherine Serre, Gaëlle Lavisse, Fabienne Savarit et Anne-Marie Pamelard, Perle Vallens, Catherine Plée, Mariroc Partoski, Françoise Renaud, Jen Hendrycks, Helena Barroso, Juliette Derimay, Anne Dejardin, le peintre québécois Claude Bolduc, le romancier Sébastien Bailly, le calligraphe libanais Kabalan Samaha, la chansonnière Laure Cambau, le photographe Serge Teixeira, l’artiste peintre Maïpo le poète des rues parisiennes Yacine Boudia…
et merci à vous toutes des Villes en Voix qu’on aime tant,
merci pour cette magnifique cueillette à partager autour de nous…




– ILLUSTRATIONS –
En-tête : Photographie de Christine Gudin, Feu de la Saint-Jean, Chapelle Saint-Jean à Plougastel
1 – Photographie de Françoise Renaud / 2- Photographie d’Helena Barroso / 3 – Dessin « La Veilleuse » de MAÏPO Darras / 4 – Photographie d’Hélène Gaudy, Oslo, dans le quartier de Grünerløkka. / 5 – Photographie de Serge Teixeira.
Lire à la pointe du jour ces voix qui résonnent dans la nuit, saisir avec elles la lumière qui toujours renaît à l’autre bout… et oui, écouter les oiseaux qui nous apaisent et avec eux, sortir de la nuit… Merci, Françoise, pour ce partage
« à la pointe du jour », je te reconnais là… (sourire)
merci d’avoir lu mon hymne au lieu, aux arbres et aux oiseaux…
merci Catherine…