Il a fallu faire l’effort de prendre la route pour assister à Furtives. Il régnait une grande chaleur, mais c’était comme une nécessité : celle de voir le spectacle qui allait être, j’en étais sûre, formidablement rebelle, et celle de rencontrer Françoise, directrice de la compagnie la Baleine Cargo, une amie d’écriture que je voulais embrasser pour de vrai.
Ma belle amie Véronique est venue avec moi.



Et elles étaient là à l’heure dite, les trois comédiennes chanteuses danseuses, pour nous entraîner dans leur voyage avec envie, fougue et force de conviction.
D’ailleurs on s’est laissé tous capter par l’énergie, par la magie des chants polyphoniques, par la fluidité des enchaînements. Une sacrée belle idée que celle des affiches délicieusement « subversives » collées au hasard des murs tel un fil rouge.
Et que dire de la présence et de l’efficacité du texte (écrit par Françoise G.)…

On a déambulé dans les rues chaudes au gré d’une procession rythmée par des percussions (j’ai pensé à la Nouvelle-Orléans, présence des basses sans doute…).
Aucun ennui, le temps a filé si vite.
On ne pensait plus du tout à la chaleur.
Assis par terre dans la poussière, on était dans leurs sourires et dans le mouvement de leurs mains (celles de Zoé pratiquaient la langue des signes).
Longtemps après, on garde encore en nous l’impact des mots, des danses, des chants et des cris.





Merci à vous toutes, si belles et si inspirantes…

Photographie ©françoise renaud, 17 juin 2026