(la douceur)

Approcher ces figures comme autant de rencontres.

Noter la douceur dans le dessin des fronts, dans la courbe des joues. Une douceur infinie  au point qu’on voudrait approcher la main pour l’éprouver en vrai. Même douceur dans les postures, dans la façon de croiser les mains — si gracieuse l’articulation des poignets —ou de plisser les yeux. Repérer aussi cette forme de bouche incurvée et retroussée aux commissures, ce charnu de la paupière qui se rabat en ourlet vers la tempe.

En arrière-plan les paysages ondulent : lacs d’eau pure, rizières en paliers, pagodes dorées au coucher du soleil. Partout une houle végétale constituée de tous les verts et de tous les jaunes du monde.

Texte extrait de ‘Asie, figures secrètes’, CLC éditions, 2007 –  FR©

Photographie de Violette Dougados-Morais, Cambodge

2 réflexions au sujet de « (la douceur) »

  1. Ce personnage est tout à fait merveilleux. Il est bon de travailler sur les photos. Je le fais parfois en jouant de la musique. Quand la vie devient éternelle alors qu’elle est si fragile. A bientôt autour d’un thé ; Pascal.

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