courrier indien

Taureau (nandi) sur la colline de Chamundi, Mysore

Des pensées d’une amie m’arrivent aujourd’hui depuis l’Inde.
Par courrier postal.
Le facteur passe toujours en dépit de l’évolution technologique galopante. Cette fois-ci, il m’a délivré une petite carte postale, toute mouillée à cause de la pluie, avec deux timbres collés de guingois — deux personnages indiens, sûrement des hommes politiques importants. L’image : quelques familles s’appliquent à faire le tour d’une statue en bronze géante, la touchant comme un objet sacré. Il s’agit d’un taureau au mufle fier et à la carrure imposante.
En hindi, on l’appelle ‘nandi’— véhicule de Shiva.
En bordure de l’esplanade, des arbres aux bras secs. En arrière des collines habitées.

Quelques mots ont été tracés à la hâte depuis les marches d’un temple ou  la terrasse d’un hôtel bon marché. Oh quelques mots, pas grand chose. Pourtant de l’émotion à sentir vibrer ce pays si souvent visité…