les musicales
Ce blog est né il y a tout juste un an.
Écrire réclame toujours plus, un engagement à chaque respiration. Et chaque fois la même question : quoi entreprendre ?
Ne pas réfléchir – enfin, c’est ce que je me dis.
Éviter d’aller au-delà de l’instant, de ce qui s’ébranle à l’intérieur du corps et de la gorge. Puiser dans la matière qui remue dans le ventre, innocente, et puis la déposer tel le drap blanc sur le pré.
Ne pas chercher à l’enjoliver — se taper sur les doigts quand la tentation vient — et dérouler le récit avec simplicité.
Car c’est naturellement que le chemin conduit vers ce village perdu tout au bout du pays, vers cette bergerie délabrée ou ce verger abandonné avant de se disperser à flanc de montagne, talus bientôt changés en bosquets, en forêts. Ci et là des friches propices à la bruyère, des clairières, des zones abritées au pied de murets à moitié éboulés – on s’arrête à leur flanc pour se reposer. Des fragments de paysages jamais imaginés paraissent entre les branches. Surviennent des crépuscules tranquilles ou teintés d’ouragan.
Après, la nuit.
Tenter de voir,
de tout saisir.
Tout, je veux dire chaque élément de ce pays qui brûle — bien réel autour de soi —, l’installer tel qu’il se présente comme s’il était question de composer un tableau.
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