Créatures du fleuve

roman
paru aux éditions AEDIS, 2004

Un matin de mai, j’ai emprunté le pont qui enjambe l’estuaire de la Loire. La lumière qui baignait le monde à cette heure-là était si sublime que je n’ai pu m’empêcher de penser : Comme j’aimerais écrire une histoire qui s’achèverait en cet endroit et avec cette lumière !
Ainsi a germé l’idée du voyage d’Hilarion.

Les chapitres portent des noms de lieux, sortes d’étapes rythmant sa quête — du père, sa part manquante. Hilarion occupe depuis longtemps mon cœur silencieux.

QUATRIÈME DE COUVERTURE

« Adolescent il avait découvert le fleuve, large bras dépourvu de gués. Il l’avait appréhendé ainsi qu’un complément à la forêt, une faille entre deux versants. Sur les berges la lumière était violente après l’ombre des bois. Les poissons à bouches rondes sillonnaient les fonds et venaient tournoyer en surface. Il aimait les surprendre depuis l’aplomb des rochers, relevait les moirures et les turbulences du flot avant de s’en figurer la source : claire, progressivement alourdie des poussières de montagne. Au fond le fleuve avait un début et une fin, voilà ce qu’il comprenait, c’était comme une vie d’homme. »

Créatures du fleuve donne à voir l’errance du jeune Hilarion sauvage et taciturne, hanté par l’image de son père disparu. Entre paysages consolateurs et bonheurs clandestins, s’insinue l’incessante rumeur du fleuve, comme si toute tragédie ne pouvait être contée en dehors de la terre et de l’eau qui ruisselle sur la terre.

peinture de couverture, Denis Caporossi

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